Clôture réussie pour Un Festival c'est trop Court !


L'édition 2016 s'est achevée vendredi dernier, devant un public enthousiaste, dans l'enceinte du Théâtre National de Nice. Au gré d'une cérémonie riche en présentations et remerciements, les lauréats des différentes compétitions ont été chaleureusement accueillis et ont profité de cette mise en lumière pour exprimer brièvement leur point de vue. Revenons plus en détails sur le palmarès et le déroulement de cette soirée placée sous le signe de la passion et de la bienveillance.


Maîtres de cérémonie, Sacha Casadamont-Duval et Laurent Trémeau, respectivement président et directeur artistique de l'association Héliotrope, ont rappelé en préambule combien cette semaine de festival avait été grisante et très conviviale, grâce entre autres à la bonne humeur des membres des jurys. Ils ont également précisé l'importance des partenaires officiels, institutionnels, associés, médias et culturels du festival qui, chaque année, concourent à la réussite de l'évènement, en appelant certains de leurs représentants à les rejoindre sur scène. Sans solennité aucune, les intervenants ont su synthétiser au mieux les enjeux et les motivations derrière tel ou tel partenariat, évoquant aussi des actions extérieures au festival menées à des fins similaires, liées à la cinéphilie.


Puis le temps de la remise des prix est alors venu, et les membres de chaque jury se sont ainsi succédés pour récompenser le ou les courts-métrages jugés les plus méritants à leurs yeux. Là encore, malgré des délibérations parfois difficiles de leur propre aveu, ils sont toujours parvenus à tomber d'accord. La première distinction a été attribuée à « Toutes nuancées » de Chloé Alliez dans la compétition « Courts d'animation », par Sabine Poggi, déléguée régionale de la SACD. Un film mordant sur le comportement féminin, à l'esthétique bricolée, projetée comme la plupart des œuvres récompensées à l'issue de la cérémonie. Sa réalisatrice étant absente, une vidéo enregistrée en amont par ses soins, dans la perspective d'un prix éventuel, fut diffusée devant une salle visiblement très réceptive. Les lauréats suivants, pour beaucoup absents malheureusement, ont procédé de la même façon, se livrant avec humour ou décontraction à travers chacune de leurs vidéos.


Dans la compétition « Courts d'Ici », c'est « Des revolvers dans les yeux » de Pierre Comas qui fut élu grand gagnant, une œuvre très personnelle pour son réalisateur qui y relate son amour du rap. Le Prix de la région PACA a ensuite été décerné à l'émouvant « Des millions de larmes » de Natalie Beder, également actrice dans le film, qui suit la rencontre d'un homme d'âge mûr avec une jeune vagabonde. Disons-le sans détour, il est notre coup de cœur du palmarès. « Causette » de Samuel Bester, mosaïque abstraite d'internautes anonymes devant leur web-cam, a reçu de son côté le prix du meilleur court-métrage en compétition « Expérience ». Le jeune réalisateur, présent, a expliqué sa démarche, espérant voir la fiction rencontrer le regard du spectateur. Par ailleurs, les membres du jury, Wilfried Legaud et Marie Nicola, ont tenu à souligner les qualités plastiques du film et la qualité du propos sur la condition féminine.

Fort de son rayonnement auprès des étudiants, l'association Héliotrope a confié à trois d'entre eux le soin de récompenser leur court-métrage favori en compétition « Européenne ». L'heureux élu, « Au bruit des clochettes », une plongée parmi les « bachas » (des « garçons-jouets » afghans), est l'oeuvre de Chabname Zariab, une cinéaste qui, ironiquement, n'a fait aucune école de Cinéma. La jeune femme s'en est d'ailleurs amusée devant Thierry Collard, directeur de l'ESRA Côte d'Azur, venu soutenir sur scène ce prix étudiant. Le public présent pendant toute la durée du festival a également eu droit de vote et a plébiscité « Le Jour des grands-mères » du polonais Milosz Sakowski, récit d'une arnaque qui ne se passe pas comme prévu. Ce prix du public s'est accompagné d'une dotation de 1500 euros en matériel offerte par la ville de Nice.


Enfin, pour couronner le meilleur de la compétition « Européenne », les deux maîtres de cérémonie ont invité sur scène les membres du jury, Aurélia Barbet, Julie-Anne Roth et Jean-Baptiste Germain. Ce dernier, très exalté, a déclaré « La diversité, on l'a vécue ! » avant l'annonce des cinq derniers lauréats. D'abord, les deux prix d'interprétation ont été accordés à Zoé Cauwet dans « Le Gouffre » de Vincent Le Port et à Phénix Brossard dans « DAR » d'Anne Cissé. Puis ce fut au tour du Prix spécial, attribué à « Ce que je veux » de Damian Kocur, rencontre de deux personnages aux destins contraires, de succéder à la mention spéciale, « Import » de Ena Sendijarevic, portrait d'une famille de réfugiés bosniaques dans un village des Pays-Bas.

Arrivé au terme du palmarès, restait alors à célébrer le Grand Prix, décerné à « Antonio, Lindo Antonio » d'Ana Maria Gomes, qui s'est levée pour remercier le jury et son équipe, non sans timidité. En regardant ce documentaire, l'évidence s'impose. Voir cette jeune réalisatrice parler de sa propre histoire, à travers la figure de sa grand-mère et d'un fils parti du foyer depuis longtemps, a de quoi émouvoir. Une émotion tout aussi manifeste chez les organisateurs et acteurs du festival au moment de conclure la cérémonie.


De gauche à droite : Chabname Zariab, Zoé Cauwet, Phénix Brossard, Ana Maria Gomes, Samuel Bester et Anne Cissé.




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